Patrice Martinet, directeur de l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet

Patrice Martinet

« Elitaire, oui, mais élitaire pour tous ! ». Patrice Martinet semble affectionner cette tirade-slogan d’Antoine Vitez… Directeur du Théâtre de l’Athénée depuis le 1er juillet 1993, il a enseigné la littérature française, rejoint le Ministère des Affaires étrangères, fondé le festival Paris Quartier d’Été, le festival Milano Musica, l’association des théâtres à l’italienne. Les voyages, évidemment synonymes d’ouverture et de rencontres, sont indissociables de sa personnalité. Martinet a ainsi vécu en France, aux États-Unis, en Roumanie, aux Pays-Bas et en Italie durant dix ans ! Mais c’est ce rôle de directeur de l’Athénée-Théâtre Louis-Jouvet qu’il semble préférer…

Dès sa prise de fonction dans cette grande maison parisienne marquée par la figure de Louis Jouvet, qui l’a dirigé de 1934 à 1951, Martinet affirme alors une nouvelle politique artistique et revendique deux caractéristiques fondamentales : qualité littéraire et dramatique des textes représentés et prééminence du jeu de l’acteur. L’Athénée a fêté son centenaire en 1996 et Patrice Martinet a saisi cette occasion pour engager une très importante campagne de travaux de restauration. L’objectif était de retrouver la splendeur de son architecture et de son décor mais aussi de remettre en état son équipement scénique. Ainsi les noms prestigieux défilent à l’Athénée : Philippe Caubère, Fabrice Luchini, Valère Novarina, Jean-Marie Villégier, Marcel Bozonnet, Joël Jouanneau, Daniel Mesguich, Jacques Lassalle, François Rancillac, Hans Peter Cloos, Niels Arestrup, Zabou Breitman, Dominique Valadié, Hugues Quester, Pierre Vaneck, Catherine Rich, Édith Scob, etc.

Aujourd’hui, le lieu donne à entendre, de grands textes des répertoires théâtral et lyrique, dans des mises en scène innovantes et des créations contemporaines, toujours dans le souci de les rendre accessibles à un public aussi large que possible. De nombreux concerts prennent place également dans cette salle à l’acoustique remarquable : concerts (cycle avec Radio France, l’Orchestre Ostinato, résidence du Quatuor Psophos), opéras (Reigen de Philippe Boesmans, Larmes de couteau de Bohuslav Martinu, The Rape of Lucretia de Benjamin Britten, L’Enfant et les Sortilèges de Ravel et Colette…), opérettes (spectacles de la compagnie Les Brigands…). De la musique réellement plurielle à l’image de cette année où se croisent un récital de Racha Arodaky, une résidence Claire-Marie Le Guay, un concert de Dominique A ou bien encore de Giovanni Mirabassi.

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