Gil Goldstein, pianiste, accordéoniste, arrangeur et producteur

Gil Goldstein

Il est de ces acteurs on ne peut plus discrets de la scène jazz. Car à 60 ans passés, Gil Goldstein n’est pas qu’un simple pianiste affectionnant tant le clavier acoustique que l’électrique. Et c’est souvent derrière et aux côtés des autres qu’il s’exprime le mieux ou du moins avec le plus de conviction…

L’accordéon attire d’abord ce natif de Washington. Il en entame l’étude à seulement 5 ans avant de passer au violoncelle puis au piano. Après un passage au prestigieux Berklee College of Music, Gil Goldstein commence à travailler avec le guitariste Pat Martino, le saxophoniste Lee Konitz et quelques autres pointures du jazz.
En 1982, il rencontre l’immense Gil Evans. LA rencontre clef de sa carrière. Une collaboration étroite durera jusqu’à la mort du pianiste arrangeur dont la philosophie devient celle d’un Goldstein fasciné.

De temps à autres, son amour pour l’accordéon refait surface comme lorsqu’il accompagnera Michel Petrucciani. Ses envies multiples le font surtout exercer en tant que producteur et arrangeur. Des caquettes qui lui font décrocher trois Grammy Awards, un en 1993 pour la réorchestration de « Miles Davis & Quincy Jones Play The Music Of Gil Evans »de Miles Davis, et deux pour « Wide Angles » de Michael Brecker en 2003.
Et comme tout cela ne semble guère lui suffire, ce fanatique de Sibelius se met à composer et arranger pour la télévision et le cinéma (au hasard, « Little Buddha »de Bertolucci) et enseigne aussi à l’Université de New York.
Bref, guère étonnant que des personnalités aussi éclectiques que Pat Metheny, Milton Nasciemento, Richard Bona, Michael Franks, Helen Merrill, David Sanborn, Boz Scaggs ou plus récemment la belle Esperanza Spalding aient fait appel un jour à son oreille experte.

Photo : © Jean-Baptiste Millot / www.qobuz.com – Reproduction interdite.

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