Les charts Qobuz du lundi 22 juillet

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Ecrit par qobuz

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1 – Random Access Memories (Daft Punk) – Editions Studio Masters

Virage à 180° pour Thomas Bangalter et Guy-Manuel de Homem-Christo ! Avec leur quatrième album, les Daft semblent boucler l’ère de la musique électronique faite sur un simple laptop dans une chambre de 10m² pour revenir à la bonne vieille méthode à l’ancienne. Célébration du beau son et hymne grandiose au mythe du studio d’enregistrement perçu comme une Mecque de la musique, ce Random Access Memories semble avoir été conçu à la fin des années 70, avec les moyens et l’hédonisme de cette époque où régnaient notamment le disco et le rock californien.

2 – Gershwin : Rhapsody in blue (Leonard Bernstein, New York Philharmonic Orchestra)

La géniale Rhapsody de Gershwin étincelle sous les doigts – et la baguette – de Leonard Berstein. En compagnie d’un New York Philharmonic tonique, cet album est surtout l’occasion de réentendre, en plus d’extraits de West Side Story, la suite Symphonic extraite du film “On The Waterfront” (1954, de Sam Spiegel).

3 – WomanChild (Cécile McLorin Salvant)

Cécile McLorin Salvant a gagné le Prix Thelonious Monk en 2010. Nous attendions avec impatience son premier album. Deux chansons gravées sur le disque de Jacky Terrasson avaient fait le buzz. On la savait prise en main par l’équipe de Wynton Marsalis (qui a dit d’elle : Elle a une tranquille assurance… et possède élégance, humour… soul, sensualité, puissance, virtuosité, tessiture, perspicacité, intelligence, profondeur, grâce) et notre patience est justement récompensée. C’est un album subtil, tout en délicatesse, qui nous est proposé ici. Cécile McLorin Salvant n’est pas une chanteuse de plus, elle est jazz, tout simplement, incarnant avec ferveur chacune de ses chansons.[…] Une révélation !

ÉCOUTES

Écoutes

1 – Random Access Memories (Daft Punk) – Editions Studio Masters

2 – The Big Dream (David Lynch)

Cinéaste, photographe, peintre… David Lynch a plusieurs cordes à son arc, et c’est son talent pour la musique qu’il confirme dans ce deuxième album. The Big Dream, dans la continuité de Crazy Clown Time (avec tout de même des guitares plus présentes), est le laboratoire de curieux mélanges. Parmi les influences les plus fortes, on retiendra le blues et l’électro. Entre la voix nasale du cinéaste, le son saturé de sa guitare, les jeux sur la réverbération, les quelques morceaux aux airs de mélopées et la voix éthérée de la chanteuse Lykke Li, The Big Dream porte bien son nom : une atmosphère onirique comme Lynch sait si bien les créer s’installe dès les premiers titres, s’empare de la reprise deThe Ballad Of Hollis Brown de Bob Dylan et persiste jusqu’au road-trip musical I’m Waiting Here.

3 – Didn’t it rain (Hugh Laurie)

Après le succès de son premier album Let Them Talk, Hugh Laurie revisite à nouveau de grands standards du blues et du jazz, posant sa voix sur la majorité des titres. Les pépites signées W.C. Handy, Jelly Roll Morton, Dr. John ou bien encore Alan Price trouvent dans la voie du bon Dr House des teintes classiques mais lumineuses. Le comédien oxfordien ne cherche pas à révolutionner le genre, juste à faire briller un héritage et un répertoire universel et intemporel. Bref, le toubib a toujours le blues et c’est tant mieux !

Bonne écoute,

La musique est de retour !